lundi 11 juin 2012

La perception des pensées

Tableau de Fred J.



Lorsqu’on pratique la méditation, il est souvent écrit dans les ouvrages sur le Zen qu’il faut « Regarder les pensées comme s’il s’agissait de nuages qui passent dans le ciel ». Si une personne pense surtout en images, d’accord. Mais je ne pense pas que cette comparaison visuelle soit évocatrice si une personne pense surtout en mots (ce qui est mon cas) et dont la pensée s’apparente plus à un monologue intérieur.

 Alors, personnellement, pour les personnes plus auditives que visuelles je dirais : écouter les pensées comme on écoute la rumeur du vent dans les feuillages ; les écouter avec intérêt et curiosité. Mais sans y accorder toujours de l’importance. Cependant  il arrive aussi qu’elles en aient - n’en déplaise aux Maîtres Zen ! 

Sentiment d'urgence



Le stress et l’anxiété ont ceci en commun, qu’ils nous donnent un sentiment d’urgence et d’alerte : Il faut agir vite. Mais le problème, c’est que soit la stratégie pour résoudre le problème ne nous est pas connue dans le cas du stress, soit, pour ce qui concerne l’anxiété, nous ne connaissons pas le motif de notre peur et encore moins la façon de la gérer.
  
- Contrer cette réaction automatique et notre désir d’accélérer, le temps de deux ou trois inspirations amples. Décider au contraire de ralentir et de le "prendre" ce temps. Tout d’abord parce que ce n’est pas certainement pas en s’affolant que nous sommes au mieux pour trouver la solution à nos problèmes. Puis, essayer de circonscrire le problème afin de chercher une solution adaptée. Mais, assez souvent, il arrive que lorsque nous tentons de définir ce qui nous préoccupe, nous nous apercevions qu’il ne s’agit nullement d’un problème mais que c’est en réalité notre anxiété qui en a fait un.

- Et s’il s’avère que nous rencontrons réellement une difficulté à résoudre et qu’en plus nous n’avons pas le sentiment d’avoir les compétences ou la solution, là encore, inutile de s’affoler.  

Accepter cet état de fait. Et, à nouveau, prendre le temps nécessaire pour acquérir les compétences ou pour trouver une solution. Prendre le temps d'apprendre. 

dimanche 10 juin 2012

Relaxation et méditation

La pratique de la  relaxation m’aura fait découvrir que l’esprit ne vagabondait plus guère dès lors qu’on était attentif à quelque chose. Ça parait tellement évident, n’est-ce pas ? Mais parfois ce sont les choses les plus simples qui vous échappent. Au cours de la relaxation, l’attention est grandement facilitée par les sensations de lourdeur, et le bien-être de la détente corporelle – sensations qu’il est difficile de ne pas remarquer. Par ailleurs, il y a ce phénomène fascinant que lorsque vous prenez conscience de vos tensions et que vous les observer elles se dissolvent si elles sont psychologiques. Ordinairement, notre esprit est plutôt loin du corps. On pourrait même dire que l’esprit mène sa vie pendant que le corps vit la sienne. Pendant la relaxation le corps et l’esprit  peuvent donc s’unifier: je fais attention à ce qui se passe en moi. Qui peut se targuer de ressentir son corps en permanence ? Je suis sportif depuis longtemps et bien que j’ai certainement un ressenti corporel plus aiguisé que la moyenne cela ne fait pas de moi une personne bien différente des autres. Comme tout le monde, mon esprit vagabonde, prend la tangente. Il suffira donc pour sortir du flot de nos pensées et de nos tensions de trouver une activité qui captive ou qui soutienne notre attention et l’exercer régulièrement.

L’aspect étonnant et amusant de cette affaire et qui rendrait certainement envieux plus d’un adepte de la méditation dite de " pleine conscience"  ( je préfère quant à moi parler de "conscience claire et élargie") c’est qu’en cherchant à apprendre une technique de relaxation afin de gérer mon anxiété ( la méditation étant loin d’être une panacée en cette matière ) c'est par ce moyen que j'ai pu accéder à un état de conscience claire, qui est la visée essentielle de la méditation. Et s’il existe de multiples façon d’accéder à cet état de clarté perceptive, la difficulté, à mon sens, réside pour nombre de gens à trouver une pratique qui leur convienne. Aussi à moins d’avoir une chance extraordinaire, la curiosité et le tâtonnement semblent des conditions nécessaires pour trouver la méthode la plus adaptée en fonction de nos caractéristiques personnelles.

N.B.
Il arrive parfois que le vagabondage de l’esprit soit augmenté pendant la relaxation. Et parfois les procédures de retour à l’état dit « normal » sont un peu longues ou pas assez dynamiques et favorisent un état de torpeur. Il faut alors au cours du processus dit de « réveil » ou pendant la séance elle-même garder les yeux ouverts ce qui évite en partie la production de pensées.
Et en procédant de la sorte, il n’est pas rare qu’un état de perception claire survienne et se poursuive bien après la relaxation quoique quelque peu amoindri du fait de la reprise de nos activités. 

Pratiquer le matin?

Depuis peu, je me suis mis à pratiquer en début de journée avant de partir au travail et j’ai trouvé cela fort positif car cela changeait mon humeur.


Etant d’un tempérament plutôt anxieux (je précise à toutes fins utiles que l’anxiété se manifeste par une anticipation catastrophique de l’avenir), pratiquer la méditation ou la relaxation le matin, c’est éviter de vous polluer une belle journée ensoleillé par des pensées moroses. Le calme mental et physique ainsi installé tôt le matin ayant tendance à ce poursuivre le reste de la journée mais aussi vous transformer peu à peu.

samedi 9 juin 2012

Méditations guidées et conférences

Que vous soyez débutant ou pratiquant confirmé vous trouverez sur ce site des méditations guidées de très bonnes qualités en accès libre et du matériel didactique.

Excellente initiative et bravo aux intervenants !

MÉDITATION GUIDÉE


Et quelques conférences sur la "Mindfulness"


CONFÉRENCE MINDFULNESS

lundi 2 janvier 2012

Paroles


L’anecdote est pour le moins pittoresque.

Je me souviens, un jour, c’est un huissier qui était sur le pas de ma porte. Il m’a dit que j’étais dans mon droit, que je ne devais pas avoir peur.  Ces quelques mots ont produit un bouleversement en moi.

A vrai dire, la peur aura été pendant longtemps le principe ou, du moins, l’un des fondements de  mon existence.
Or ces paroles m’ont insufflé une sorte de sécurité, une confiance qui m’a permis enfin d’agir et d'aller en justice.

Mais cela ne s’est pas arrêté qu’à cela. C’est comme si je venais de comprendre et d'intégrer que j’étais en droit de vouloir mon bonheur et de le défendre!

C’est curieux quand on y pense…il suffit parfois de quelques paroles au hasard de nos rencontres pour impulser un véritable changement, une direction nouvelle dans sa vie .

Prendre la responsabilité personnelle de son bonheur, défendre ses valeurs, ses intérêts ou les choses qui nous importent le plus, n'est pas un fardeau mais une libération. C'est être enfin libéré de l'erreur fondamentale que les autres devraient réaliser mes rêves ou combler mes désirs ou encore que la société devrait y pourvoir. Et c'est sortir de la dépendance aliénante à l'autre.

Personne ne viendra nous "sauver". Et nos désirs et nos projets ne trouveront satisfaction que si nous nous en occupons nous-mêmes. Si nous ne le faisons pas, ils ne resteront qu'à l'état de rêves.

Mais cela implique aussi de répondre à cette question : que suis-je prêt à faire pour les satisfaire, quels efforts et quelles peurs suis-je prêt à affronter pour y parvenir.